• Huit Milliards de Cendrillon

    Le monde d’avant, le monde pendant, le monde d’après ? Sous la forme de courts essais ou de nouvelles, neuf écrivains russes contemporains posent l’ensemble des questions induites par la pause mondiale que nous venons de vivre.

    On est frappé, à la lecture de ces textes, par la hauteur de vue des auteurs, par cette façon très russe de brasser des époques entières – la réflexion sur l’Histoire et ses rythmes est très présente dans le recueil – et de penser à l’aune de la planète : aucun nombrilisme ici, aucune frontière mentale. Ces écrits nous rappellent, en outre, que la poésie permet bien souvent d’expliquer ce qui n’entre pas dans les catégories de la science…

    Participent au recueil : Marina Akhmedova, Iouri Arabov, Sacha Filipenko, Andreï Guelassimov, Chamil Idiatoulline Anna Kozlova, Sergueï Lebedev, Vladislav Otrochenko, Evgueni Vodolazkine.

    Six jeunes photographes présentent aussi leurs clichés réalisés en Russie au temps du confinement.

  • Sous la direction d’Evelyne Enderlein
    Découvrir la Russie
    Откройте для себя Россию

    Publié avec le soutien financier de l’Agence fédérale de la presse et des médias dans le cadre du programme d’État de la Fédération de Russie « Développement de la culture et du tourisme ».

    Découvrir la Russie permet d’acquérir un solide fonds de connaissances générales sur le pays russe. L’ouvrage traite des caractéristiques géographiques, humaines, culturelles et civilisationnelles, se concentrant sur les données objectives et fondamentales. Il est présenté sous forme bilingue, ce qui lui confère un caractère unique. Il s’adresse à toute personne intéressée par le pays, désireuse d’acquérir une meilleure compréhension de
    son actualité et de son histoire et, en même temps, d’améliorer ses compétences linguistiques.

  • Chasses d’hiver et d’été en Russie

    Bien sûr, nous chassions à d’autres endroits, mais notre lieu favori était Kisseliovka. Nous y faisions parfois des chasses remarquables. Il y avait notamment abondance de bécasses.

    Chez moi, malgré ma grande famille et les invités qui s’y trouvaient toujours, parents et amis, on avait, après la chasse, du gibier en veux-tu en voilà ! »

  • Des réalités intraduisibles ? La traduction au prisme des sciences sociales de l’Antiquité à nos jours

    Le CEFR (Centre d’études franco-russe de Moscou) est un lieu d’échanges scientifiques où des chercheurs russes et français travaillent ensemble sur des thématiques historiques, philosophiques, linguistiques, littéraires, sociales, sociopolitiques… C’est aussi – et peut-être surtout – un lieu unique de formation à la recherche où de jeunes chercheurs, doctorants et postdoctorants comparent leurs méthodes et exposent les résultats de leurs recherches.

    En s’intéressant aux problèmes des réalités intraduisibles dans le domaine des sciences sociales, le CEFR a permis une confrontation de points de vue entre jeunes chercheurs et chercheurs confirmés, sur les enjeux et les difficultés de la traduction, proposant des pistes de réflexion et des solutions inédites.
    Les articles ici rassemblés recréent l’atmosphère de l’école d’automne 2018, au cours de laquelle plus de vingt chercheurs et traducteurs ainsi qu’un grand nombre d’étudiants se sont rencontrés. Ils offrent, à partir d’exemples concrets, et non sans humour, une réflexion solide et rigoureuse sur la difficulté, l’importance et la nécessité de la traduction d’ouvrages en sciences humaines et sociales. À travers la problématique de la traduction, ce sont les questions de la circulation des savoirs et des concepts entre
    disciplines, langues, cultures et pays différents qui sont traitées.

    Vincent Bénet,
    Directeur du Centre d’études franco-russe de Moscou

     

    Extrait

    « ПУТИНГ [pouting] n.m. – mot-valise combinant Путин (Poutine) et митинг (meeting) qui désigne une manifestation de soutien à Poutine, à la politique et à l’idéologie qu’il incarne.
    TRADUCTION
    par calque du russe: POUTING. »
    « L.T.R. – Néologie intraduisible » par Valéry Kislov, traducteur, écrivain, chercheur, enseignant au CETL.

  • Annuel collectif sous la direction d’Arnaud Dubien
    Regards de l’Observatoire franco-russe 2019

    Le rapprochement entre la Russie et la Chine est-il en train de franchir un seuil ? Le Kremlin a-t-il atteint ses objectifs au Moyen-Orient ? Assiste-t-on au réveil de la société russe ? Quels sont les scénarios pour la succession de Vladimir Poutine en 2024 ? L’économie nationale peut-elle rebondir à court terme ? Comment le Kremlin gère-t-il les disparités de développement entre les régions du pays ? Quelles sont les priorités de Moscou dans l’Arctique ? Pourquoi la scène rap est-elle importante pour comprendre la Russie d’aujourd’hui ?

     

    Russie 2019, septième rapport annuel de l’Observatoire, a pour ambition de fournir l’analyse la plus complète possible de la situation en Russie. Rassemblant les contributions d’une cinquantaine d’experts, cet ouvrage de référence s’articule autour de chapitres sur la diplomatie et la défense, la politique intérieure, l’économie et les régions, tandis que des miscellanées illustrent l’ancienneté et la richesse exceptionnelle des relations entre la France et la Russie.

  • Manaraga

    13 mars. Soir : Brochettes d’esturgeon grillées à L’Idiot. Roman
    bon poids, 720 grammes, du massif, 509 pages,
    papier vélin, reliure pleine toile. A largement suffi pour huit brochettes. Comme convenu, le client et ses sept invités avaient solennellement pris place autour du grill. Pas seulement, bien sûr, pour se convaincre que j’utilisais vraiment l’édition originale comme combustible, un volume à 8 700 livres sterling, que je ne lui avais pas substitué je ne sais quel polard nordique du XXIe siècle, étalant cent cinquante nuances de médio- crité. Ils voulaient de l’art. Ils ont été servis.
    Tout était pile poil. Et moi, j’étais au top. Évidemment, il n’y a qu’un book’n’griller averti pour connaître toutes les chausse-trappes qu’il doit éviter dans son job. Ça, c’est notre tambouille interne. Au temps où l’on
    imprimait les romans, on usait, comme chacun sait, de différents types de papier. Qui brûlent de diverses façons. Parfois, le feu s’étouffe, parfois il fait des étincelles, du coup les pages flambent et se collent à la viande ou volettent au-dessus de la tête des clients. Nos grills sont équipés de groupes filtrants, qui empêchent le papier de s’enflammer ou de se calciner. Généralement, ils ne servent qu’aux débutants. Un vrai chef doit faire travailler ses mains et sa tête. Les groupes de filtration réduisent la flamme autant que l’ampleur du spectacle. En aspirant l’air, ils rendent les choses moins présentables. Or, le livre doit être éclatant, il doit flamboyer, subjuguer. »